On dit souvent d’un objet que c’est un véritable couteau suisse quand il peut remplir plusieurs fonctions à la fois. Cette expression s’inspire de la fonctionnalité même du couteau suisse qui dispose, sur une seule manche, de plusieurs outils aux utilisations et fonctions bien spécifiques. A la différence d’un couteau céramique, il sera assez difficile de faire des coupes précises avec les lames d’un couteau suisse.

Origines

L’histoire du couteau est passionnante. Avant d’être un outil qui se retrouve maintenant dans les poches des particuliers, le couteau suisse était conçu dans un but purement militaire.

Constatant l’utilité d’une lame bien plus maniable que l’encombrant couteau de combat lors des déplacements de leurs soldats, l’armée suisse a mis au point, dès 1880, un couteau de poche doté d’un système particulier, constitué d’une lame, d’un tournevis, d’un tire-bouchon et d’un poinçon. Le tout pouvant s’encastrer dans une seule manche.

Au fil de la production de ce couteau d’origine militaire, fabriqué en Allemagne à cause du manque d’infrastructures capable d’assurer une production massive sur place, le couteau suisse a connu des évolutions diverses. Il a aussi vu le nombre de ses fonctionnalités augmenter de façon significative atteignant à ce jour 87 outils pour le plus fourni.

Particularités et fonctionnalités

Le couteau suisse, remarquable par l’écusson de la Suisse qui se trouve sur la manche, est donc passé du domaine militaire au domaine public. Dans le circuit de distribution public, le modèle de couteau à manche rouge de forme rectangulaire et aux bords arrondis est le plus courant.

Si les modèles de bases se limitent aux mêmes fonctionnalités des premiers produits destinés aux militaires, à savoir une lame, un tire-bouchon et un tournevis, d’autres proposent un panel plus vaste d’outils et de fonctions. Ainsi, on peut trouver bien d’autres gadgets dans ces couteaux multifonctions : un ciseau, un cure-dent, un décapsuleur, un ouvre-boîte, plusieurs sortes de tournevis et de lame… autant d’outils différents, en acier inoxydable, qui se retrouvent sur un couteau suisse.

Le design a aussi connu des variantes au niveau de la forme et de la couleur. Et, à l’ère du numérique, les clés USB ont tout naturellement aussi été intégrées dans cet éventail d’outils.

Précautions d’utilisation

Si l’utilité de ce type de couteau n’est donc plus à démontrer, il faut tout de même faire attention à plusieurs points lors de son achat et de son utilisation.

On remarque avant tout qu’une vague de produits contrefaits, provenant principalement de Chine, ternit la réputation de cette marque. En effet, ces répliques, bien que disposant des mêmes outils que les originaux, sont réalisées dans des matériaux de basse qualité. Les lames ont tendance à se recourber et à s’émousser rapidement. On note aussi une mauvaise fixation de l’habillage de la manche qui le rend fragile.

En ce qui concerne son utilisation, un couteau suisse présente quelques petits dangers. Les lames ne sont que très rarement munies d’un système de cran de sûreté qui pourrait éviter à l’outil de se refermer accidentellement après une pression assez forte.

Enfin, bien que solide, la lame n’est pas toujours précise du fait de sa petite taille.

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